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Séminaire « Action et inaction écologiques »

 

Séminaire PhiCo (Centre de Philosophie Contemporaine, EA 3562), organisé par Catherine LARRÈRE.

[Le programme, ainsi que l'argument, sont également disponibles en .pdf ICI].

Argument

Depuis une bonne cinquantaine d'années qu'un certain nombre de scientifiques ont attiré l'attention sur l'ampleur de la crise environnementale et ses conséquences potentiellement catastrophiques, le diagnostic établi et les remèdes sont connus. Pourtant on agit très peu, et les résultats sont très insuffisants. Les engagements pris à Kyoto, par exemple, non seulement n'ont pas été tenus, mais le volume des émissions de gaz à effets de serre a augmenté.

Nous voyons le mal, nous savons comment y remédier, mais nous n'agissons pas. Serions-nous devant une manifestation collective d'akrasie ou de faiblesse de la volonté? Faut-il y voir des façons que nous avons de nous cacher la vérité à nous-même (self-deception, mauvaise foi, aveuglement volontaire, "j'y pense et puis j'oublie")? Faut-il chercher l'explication du côté de phénomènes de dissonance cognitive (c'est la façon dont on explique parfois l'écoscepticisme)?

En tout cas, toute présentation d'une problématique ou d'une thématique environnementale provoque généralement la question du "pourquoi ne faisons-nous rien?"

Comment y répondre? Optimisme raisonné ou "catastrophisme éclairé"? Pour orienter notre jugement, il importe de ne pas s'en tenir aux analyses purement objectivistes de la situation, mais de s'intéresser aux représentations des problèmes écologiques et aux catégories de notre action. Il se pourrait, comme le suggère Jean-Pierre Dupuy, que le problème ne soit pas du côté de ce que nous savons, mais de notre capacité à croire ce que nous savons. Ou bien peut-être avons-nous tort de penser qu'il s'agit d'une question scientifique, alors que le problème relève de la psychologie sociale, selon la position de Serge Moscovici.

Nous nous proposons de consacrer le séminaire de cette année à quelques unes des explications qui ont été proposées pour rendre compte du contraste entre la reconnaissance de la nécessité d'agir et l'incapacité à agir, avec l'espoir que cela nous aidera à surmonter cette contradiction.

Les séances se tiennent, sauf exception, en salle Lalande, à la Sorbonne (U.F.R. de philosophie - 17, rue de la Sorbonne, 75005 Paris, escalier C, 1er étage), le samedi, de 10h30 à 12h30.

Programme du séminaire (2013-2014)

  • Samedi 30 novembre 2013 : Catherine LARRÈRE (Université Paris I) : Séance d'ouverture et de présentation de la problématique du séminaire [10h30-12h30, UFR de philosophie de Paris I, Salle Lalande]
  • Samedi 25 janvier 2014 : Floran AUGAGNEUR (Fondation Nicolas Hulot) : « Le savoir et l'agir : Serge Moscovici et la théorie des représentations sociales » [10h30-12h30, UFR de philosophie de Paris I, Salle Picard (escalier C, 2e étage)] 
  • Samedi 22 février 2014 : Raphael LARRÈRE (INRA) : « Sur quoi peut-on avoir prise quand les questions environnementales se globalisent ? » [10h30-12h30, UFR de philosophie de Paris I, Salle Lalande]
  • Samedi 22 mars 2014 : Émilie HACHE (Université Paris X) : « Sommes-nous tous climato-sceptiques ? Retour sur la théorie de la dissonance cognitive comme outil d'analyse (et de gouvernement ?) de l'action politique » [10h30-12h30, UFR de philosophie de Paris I, Salle Lalande]
  • Samedi 24 mai 2014 : Mathias GIREL (ENS) : « Enrayer l'action par le doute » [10h30-12h30, UFR de philosophie de Paris I, Salle Lalande]
  • Samedi 28 juin 2014 : Présentation des conclusions de cette année de séminaire par Catherine LARRÈRE (Université Paris I) [10h30-12h30, UFR de philosophie de Paris I, Salle Lalande] 

 

Contact

Écrire à C. Larrère