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22-23 juin 2006 Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Téléchargements : Présentation C'est manifestement dans la sphère politique que les désaccords publics sont les plus aigus, l'enjeu étant alors l'emploi de la coercition auquel recourt l'Etat pour assurer la force du droit. L'impératif politique impose que son usage soit justifié, or sa justification et sa légitimité deviennent dangereusement problématiques dans le contexte du pluralisme axiologique. Face au pluralisme, plusieurs options, reposant sur des décisions philosophiques très affirmées, peuvent être explorées comme la recherche de consensus minimal ou substantiel, la négociation de compromis conflictuel, l'élaboration d'une politique de la reconnaissance, la promotion de l'autonomie critique ou de l'égalité républicaine etc. Il conviendrait, cependant, de se demander si la philosophie morale et politique n'a pas surévalué la question du pluralisme et la réalité des désaccords. Faut-il la considérer comme la pierre angulaire de l'éthique et de la politique ? Faut-il redéfinir la politique à partir du problème du pluralisme ? Il reste que, indépendamment de la réponse à ces interrogations, le pluralisme est un fait que l'on doit désormais prendre en compte pour penser sérieusement les conditions modernes de l'exercice du pouvoir politique et de la citoyenneté démocratique. Cette réflexion sur le pluralisme et les désaccords publics s'enracine aussi dans l'étude de contextes politiques, sociaux et économiques divers. L'irruption dans les débats français de problèmes liés aux minorités culturelles, avec en particulier les demandes d'accommodation du principe de laïcité, ainsi qu'aux minorités sexuelles, avec la revendication du mariage pour les homosexuels, rappelle que la société française n'est pas à l'abri des conflits d'interprétation que suscite la juste définition de la justice démocratique et de la citoyenneté. Elle est traversée comme toute société ouverte par la tension d'un idéal libéral qui est censé garantir la libre manifestation des différences et qui, de ce fait, peine à garantir une claire distinction entre public et privé. Il convient donc de mobiliser toutes les ressources théoriques disponibles pour éclaircir les enjeux contemporains de la citoyenneté démocratique dans un contexte de désaccords publics irréductibles portant sur les contours de l'éthique publique, l'interprétation de la justice, le rôle des institutions et la limite de leur légitimité.
Programme 9h00 – 12h30 9h00-9h30 Accueil des participants et introduction de Jean-François Kervégan Pluralité du pluralisme 9h30-10h20 : Olivier Tinland (Université de Paris-I / Harvard) 10h20-11h10 : Christian Arnsperger (Université Catholique de Louvain) (pause) 11h30-12h20 : Catherine Audard (London School of Economics / ENS)
14h30 – 17h30 14h30-15h20 : Emmanuel Picavet (Université Paris-I) 15h20-16h10 :
Sophie Guérard de la Tour (Université de Bordeaux III) (pause) 16h30-17h20 Guillaume le Blanc (Université Bordeaux-III)
Vendredi 23 juin 9h30 – 12h30 9h30-10h20 Hervé Pourtois (Université Catholique de Louvain) 10h20-11h10 Charles Ramond (Université de Bordeaux III) (pause) 11h30-12h20 Sandra Laugier (Université de Picardie)
14h30 – 17h30 14h30-15h20 : Marc-Antoine Dilhac (Université de Paris-I) 15h20-16h10 : Laurent de Briey (Université Catholique de Louvain) (pause) 16h30-17h20 Jean-Fabien Spitz (Université de Paris-I) 17h30 Conclusion de Catherine Larrère
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